20ème anniversaire du classement de Luang Prabang au patrimoine mondial de l’UNESCO : Message du Président du Sénat, M. Gérard Larcher

Message du Président du Sénat, M. Gérard Larcher, à l’occasion du XXème anniversaire de l’inscription de Luang Prabang au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

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M. Gérard Larcher, Président du Sénat

Je tiens, par le biais de Mme Tasca, ancienne Ministre de la Culture, Sénatrice et Présidente déléguée pour le Laos du Groupe interparlementaire d’amitié France – Cambodge et Laos, que je remercie vivement de me représenter, à vous adresser ces quelques mots.

Il y a vingt ans, le Laos faisait son entrée, sous les acclamations, dans la famille universelle du Patrimoine mondial de l’Unesco. La France naturellement était à ses côtés dans ce moment historique et lui avait apporté tout son soutien.

Car si Luang Prabang, ville royale et monastique, est le fruit du génie lao, son inscription au Patrimoine mondial est aussi le fruit d’une histoire commune et d’une coopération exemplaire entre nos deux pays.

Par l’intercession de son groupe d’amitié et de sénateurs particulièrement engagés, le Sénat, qui est en France l’assemblée des collectivités territoriales, a joué tout son rôle, à la fois pour promouvoir l’inscription de Luang Prabang et favoriser des liens de long terme entre territoires soucieux de la préservation de leur patrimoine.

L’inscription au patrimoine mondial est une promesse. Une promesse de préservation d’un site unique, face aux pressions immobilières toujours plus fortes. Une promesse de transfert de compétences et de savoir-faire en matière de conservation. Mais aussi une promesse de développement et d’attrait touristique accru.

Ces défis difficiles à concilier, le Laos a su les surmonter avec ténacité et talent. Parce que prédomine, au Laos comme en France, la conscience aigüe qu’un monument ou un site représente davantage que l’assemblage, fût-il réalisé avec art, des éléments qui le constituent : il traduit de façon concrète une histoire, des coutumes, une culture, un destin. Parce que nier l’héritage, c’est détruire l’homme. Les terroristes qui, dans de nombreux pays, détruisent monuments et œuvres d’art, comme ils ôtent la vie, l’ont bien compris.

Mesdames et Messieurs,

Le Laos, comme la France, a fait siennes les valeurs de l’Unesco, énoncées dans le préambule de sa Charte : « Elever dans l’esprit des Hommes les défenses de la paix ». Ces valeurs constituent les fondements d’une coalition mondiale pour la préservation du patrimoine. Le Sénat se tient à vos côtés pour qu’ensemble, nous fassions prospérer ces valeurs : à travers le patrimoine, elles sont le signe de l’Humanité.

Dernière modification : 17/12/2015

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