Chers compatriotes, à votre service... dans le respect mutuel.

Message de M. Yves Carmona, Ambassadeur de France au Laos, à la communauté française :

Chers compatriotes, chers amis,

Mon dernier message était constitué par les traditionnels vœux de nouvel an occidental. A l’occasion des "nouvel an" chinois et laotien, je voudrais former plus particulièrement le vœu d’une relation harmonieuse avec notre section consulaire.

Pour beaucoup d’entre vous, c’est par elle que passe d’abord le contact avec cette ambassade. Dirigée par Mme Emmanuelle Chailleu, elle est également constituée de M. Hervé Laroche, attaché consulaire, de Mme Phonemany Bouttavong, chargée de l’accueil et du standard, de Mme Nathalie Soulabaille, chargée des affaires administratives et de M. Jean-François Benza, assistant chargé des visas .

Vous connaissez l’importance de leur travail : enregistrement et suivi des Français établis au Laos, instruction des dossiers de demandes de visas pour la France et l’espace Schengen, actes d’Etat-civil, établissement et renouvellement de passeports français, suivi de tous les événements heureux et tragiques concernant la communauté française et assistance en toute circonstance, accidents, agressions et autres. Parmi ceux-ci, je voudrais signaler deux événements qui ont retenu notre attention au cours des derniers mois.

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L’adoption internationale a constitué un dossier de très forte sensibilité. Des familles françaises en nombre croissant ont entrepris en 2010 et 2011 d’adopter des enfants laotiens. Je rappelle que la procédure la plus courante, qui a les meilleures chances d’aboutir, passe par des associations agréées, habilitées à faciliter les appariements entre enfants étrangers et familles françaises, mais les familles dont nous avons eu à traiter les dossiers avaient préféré des solutions individuelles, plus hasardeuses. Un certain nombre ont abouti mais en janvier 2012, le gouvernement laotien a décidé de suspendre toutes les adoptions internationales jusqu’à la mise au point d’une législation conforme aux normes internationales. Treize familles françaises, qui avaient engagé les démarches visant à l’adoption et qui, pour certaines, séjournaient déjà au Laos en compagnie des enfants qu’elles souhaitaient adopter, ont ainsi été plongées dans l’incertitude, aucun délai précis ne leur permettant de savoir quand leurs démarches pourraient aboutir. Seule une intervention de très haut niveau a permis d’obtenir les autorisations nécessaires pour ces familles qui, je l’espère, coulent désormais des jours heureux en France. L’une d’entre elles nous en a remerciés avant de quitter Vientiane et l’orchidée qu’elle nous a offerte orne désormais les abords de la section consulaire. Je garde pour moi les violences verbales répétées dont d’autres familles nous avaient abreuvés...

Un autre événement a vu un de nos compatriotes qui vivait à Vientiane depuis plusieurs années aux prises avec des déconvenues personnelles, notamment la perte de son emploi, qui l’ont conduit à se tourner vers la section consulaire. Celle-ci l’a reçu à maintes reprises, lui a procuré une aide financière, est intervenue auprès de la police pour lui éviter l’emprisonnement dont il était passible, a tenté de faciliter son rapatriement en France. L’intéressé n’a réagi à tout cela que par des insultes répétées puis par une tentative de pénétrer de force dans l’ambassade suivie de coups et blessures contre notre responsable de la sécurité, qui n’a eu d’autre ressource que de demander l’intervention de la police, à la suite de laquelle ce compatriote a dû quitter le territoire laotien. C’est finalement de Bangkok qu’il a été rapatrié.

Tout cela prêterait à sourire si mes collaborateurs n’avaient trop souvent à endurer l’agressivité d’usagers, alors qu’ils remplissent leur mission, je veux en témoigner, avec professionnalisme et sens de l’humain. Ils n’attendent rien d’autre - est-ce trop demander ? - que le respect auquel ils ont droit dans l’exercice de cette mission et dont eux-mêmes, je le sais, ne se départissent jamais à l’égard de leurs interlocuteurs parfois désemparés.

J’ai dû prendre des mesures de sécurité pour que ces agents ne soient plus exposés à des menaces physiques et appelle chacun d’entre vous à la compréhension, en ayant à l’esprit notre belle devise républicaine : liberté, égalité, fraternité !

Avec mon voeu très sincère que l’harmonie règne entre nous.

Dernière modification : 19/03/2013

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