Discours de M. Yves Carmona à l’occasion de l’ouverture du colloque scientifique des Rendez-vous de Vientiane

Discours de S.E. M. Yves CARMONA, Ambassadeur de France en RDP Lao lors de l’ouverture du colloque scientifique « Les villes émergentes en Asie du Sud-Est » dans le cadre des Rendez-vous de Vientiane.

S.E.M. Borviengkham VONGDARA, Président du Conseil National des Sciences et Ministre des Sciences et de la Technologie,

M. Keophilavanh APHALATH , Vice-Gouverneur de la Capitale de Vientiane,

Mesdames et messieurs les chercheurs, universitaires et étudiants du Laos, de France, du Vietnam, de Thaïlande, du Cambodge, de Malaisie et de Birmanie,

Mesdames et messieurs les responsables ministériels et provinciaux de l’urbanisme,

Mesdames et messieurs du secteur privé,

Mesdames et messieurs,

Nous venons d’assister à l’inauguration des Rendez-vous de Vientiane, en présence de S.EM Somsavat LENGSAVAD, vice premier ministre, sur le perron de Centre National de Conférences.

Je suis particulièrement heureux et honoré de participer maintenant à l’ouverture du premier événement de cette semaine ; heureux que cela soit le colloque scientifique, car les organisateurs des Rendez-vous de Vientiane ne pouvaient imaginer une semaine dédiée aux relations franco-laotiennes sans que la Science y ait toute sa place.

Nous souhaitons, ensemble, promouvoir nos résultats, développer nos collaborations et démontrer le potentiel de cette recherche pour le développement. Pour la France cette recherche est essentielle, comme le démontre la part importante que nous lui dédions dans les 15 MUSD d’aide publique française annuelle accordée au Laos. Une vingtaine de chercheurs français travaillent quotidiennement avec leurs vis-à-vis laotiens. Au niveau régional, les acteurs scientifiques français sont tout aussi présents, dans la quasi-totalité des pays de l’ASEAN, contribuant ainsi à la réflexion

La recherche pour le développement est d’autant plus stratégique dans le contexte de mutation rapide que connait le Laos, avec une croissance supérieure à 8% depuis plusieurs années et qui va durer. Ces mutations, nationales et régionales, accélèrent de nombreux phénomènes et sont porteuses d’améliorations pour les populations mais soulèvent simultanément de nouvelles problématiques. Le questionnement, la compréhension et parfois la meilleure prédictibilité qu’offrent la science sont des atouts uniques dans ce contexte afin de s’assurer que la croissance bénéficie à tous de manière durable.

La science, essentielle à un développement réfléchi, est également source de créativité. Elle constitue donc un atout de compétitivité indispensable alors que les frontières s’ouvrent, impliquant non seulement une plus grande circulation des biens mais aussi des hommes et des idées.

La recherche pour le développement est donc tout autant porteuse de solidarité que d’innovation. C’est pourquoi chaque année l’Ambassade de France au Laos et le Ministère des Sciences et de la technologie s’associent autour d’un événement scientifique régional visant d’une part à débattre des résultats de la recherche, entre universitaires et chercheurs mais aussi avec les acteurs privés et les pouvoirs publics, et d’autre part à promouvoir la recherche auprès des jeunes étudiants laotiens, car c’est bien d’eux que viendront les innovations de demain.

Le thème de ce colloque, les villes émergentes en Asie du Sud-Est, est me semble-t-il au cœur des questions que je viens d’évoquer : sujet régional, objet de mutations rapides, source d’améliorations sociales mais aussi de problématiques nouvelles, carrefour d’investissements, de coopérations entre les pouvoirs publics, les acteurs privés et la population. Le domaine de la coopération urbaine pour le développement est, en effet, un domaine privilégié de rencontres entre la sphère de la connaissance et celle de l’action ; en attestent les coopérations menées de longue date par la France au Laos, ainsi qu’ au Vietnam et au Cambodge, tant pour la formation des architectes et des urbanistes que pour l’appui à la mise en oeuvre de politiques patrimoniales ou de schémas d’aménagement.

La complexité croissante des questions de gestion des villes et d’aménagement des territoires, de leurs enjeux dans la compétition internationale sollicite de tels partenariats, une telle collaboration de spécialités et de compétences. C’est dans ce même esprit d’échange de connaissances autour d’expériences de développement urbain issues des pays de l’ASEAN que le présent colloque a été conçu, échanges que nous souhaitons ouverts et fructueux.

Avant de conclure je voudrais sincèrement remercier tous les partenaires principaux qui travaillent depuis des mois à cet événement : le ministère des Sciences et de la Technologie, la Capitale de Vientiane, le ministère des Travaux Publics et des Transports, l’Université Nationale du Laos et l’Institut de Recherche pour le Développement.

Je tiens à souligner tout particulièrement la contribution du Pr. Charles GOLDBLUM et du Dr . Karine PEYRONNIE pour le montage scientifique de ce colloque, mais aussi le travail de coordination de mes équipes du Service de Coopération et de l’Institut Français du Laos.

Je remercie également l’Institut Français de Paris, la Direction régionale de la Coopération, l’Agence Universitaire de la Francophonie, l’entreprise Matière pour leur précieux appui financier à cet événement.

Avant de céder la parole à mes partenaires puis au Professeur Goldblum qui présentera plus en détail les thématiques de ce colloque, je souhaite à tous les acteurs des débats riches et structurants, qui feront, je l’espère, naître des vocations parmi les nombreux étudiants présents aujourd’hui et que je serai heureux d’écouter moi-même dans toute la mesure de mon temps disponible.

Dernière modification : 22/08/2014

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