Discours de M. l’Ambassadeur de France au Laos à l’occasion de la réception dédiée à l’engagement des ONGs au Laos

Available in English, Lao.

Mesdames, Messieurs,
les Représentants des ministères et des organisations de masse,
les Représentants des agences des Nations Unies,
les Membres d’organisations non gouvernementales laotiennes, françaises, internationales,

Chers collègues Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de vous accueillir ce soir dans les jardins de l’Ambassade de France à l’occasion de cette réception que j’ai souhaité donner en reconnaissance du travail des ONG au Laos.

Tout d’abord permettez-moi de vous expliquer pourquoi j’ai souhaité organiser une telle réception.

JPEG Cela fait sept mois que j’occupe mes fonctions au Laos. Mes premiers mois ont été pleinement consacrés à la préparation de la venue au Laos du Président de la République française, M. François Hollande, à l’occasion du neuvième sommet de l’ASEM. Je tiens d’ailleurs une nouvelle fois à saluer les autorités laotiennes pour le succès de cet événement, ou devrais-je dire ce cycle d’événements, car je ne peux pas oublier de mentionner le forum des peuples, l’AEPF, organisé par la société civile elle-même en partenariat avec les autorités, qui fut également un moment marquant de ce sommet.

Après cette visite historique, j’ai pu ouvrir un dialogue plus approfondi avec les différents acteurs du développement avec lesquels la France collabore dans ses actions de coopération. Il est logique que la poursuite de ce dialogue m’amène à organiser la réception de ce soir en l’honneur des organisations non gouvernementales, parties-prenantes, de l’action collective pour le développement du Laos.

Cette réception est une excellente occasion de rappeler que la France considère la société civile comme un acteur à part entière et de valeur du développement. Le Président de la République française l’a réaffirmé en mars de cette année : « les organisations non-gouvernementales jouent un rôle majeur dans la solidarité », dans sa mise en œuvre bien sûr, mais aussi dans sa gouvernance car « cette solidarité se pense, se réfléchit avec les chefs d’Etats et de gouvernements et la société civile des pays avec lesquels nous sommes engagés ».

Mes collègues européens me permettront certainement de dire que ces positions sont également valables à l’échelle de l’Union, puisque la conclusion du Conseil européen d’octobre 2012 rappelle notre engagement commun avec la société civile pour la démocratie et le développement durable.

La position française se traduit par la promesse faite par le Président Hollande que « la part de l’aide française qui transite par les ONG soit doublée d’ici 2017 » au niveau mondial, promesse qui a d’ailleurs « commencé à être mise en œuvre [dès cette année] en 2013 ».

L’intensification de cette collaboration, qui respecte l’indépendance de chacun, se traduit dans les faits au Laos. L’Ambassade de France a engagé près d’un million d’euros auprès des associations de droit local depuis 2010 grâce à son fonds social de développement, dans des secteurs aussi diversifiés que la santé, l’égalité homme-femme, la biodiversité, la culture, l’écotourisme ou le développement local. Ce programme de 3 ans devrait être reconduit en 2014.

Certaines associations locales bénéficiaires sont présentes ce soir, et je tiens à les remercier pour leur travail formidable sur le terrain et pour les résultats exemplaires de certaines actions. Je pense en particulier à celles qui interviennent auprès des femmes atteintes du VIH-Sida qui ont pu se réinsérer après avoir été exclues de la vie économique, au renouveau du Théâtre royal de Luang-Prabang, à la création de la langue des signes en lao ou encore à la reconnaissance et au traitement de l’épilepsie.

Notre Ministère et l’Agence française de développement financent également des ONGs françaises telles que Médecins du Monde, Handicap International et d’autres encore dont l’action au Laos est reconnue, tant en terme d’appui auprès des plus démunis qu’en terme de coopération avec les services locaux de l’Etat.

La liste des organisations non gouvernementales, locales ou françaises, que nous soutenons serait trop longue à énumérer ce soir. Vous en trouverez un grand nombre dans le « livre bleu » édité par les partenaires européens en 2012 à l’occasion de l’AEPF.

La grande diversité des secteurs d’intervention des ONGs soutenues par la France et de leurs secteurs d’intervention pourrait vous amener à vous questionner sur la cohérence de ces financements. En fait, cette cohérence repose sur le fait que ces associations expriment chacune dans leur domaine une volonté de prise en main par des femmes et des hommes qui souhaitent contribuer au développement. Ce phénomène est remarquable et indispensable car l’Etat ne peut pas tout, quelque soit le pays, quelque soit le continent.

Avant de conclure mon propos, je tiens également à vous dire que la France est attentive aux préoccupations des organisations non-gouvernementales au cours de ces derniers mois, en écho aux événements qui ont eu lieu récemment. Les ONGs engagées en faveur d’un développement équitable peuvent compter sur la fidélité de la France dans ses liens étroits qu’elle entretient avec la société civile. Nos institutions estiment la connaissance de terrain et l’appréciation des besoins des populations pauvres de ces acteurs de terrain.

Je tiens également à remercier tous les autres partenaires qui sont venus ce soir, les autorités qui jouent un rôle essentiel dans ce partenariat multi-acteurs pour le développement, les organisations de masses, mes collègues du corps diplomatique et des agences de développement sans oublier les universitaires dont l’expertise est essentielle à nos prises de décision.

Je suis convaincu que la qualité de nos actions dépend tout autant de notre capacité à œuvrer collectivement que de notre capacité à mobiliser des ressources.

Je vous souhaite des échanges fructueux et chaleureux dans ce cadre que je souhaite le plus informel possible qu’est la Résidence de France.

Dernière modification : 11/04/2013

Haut de page