Discours de l’Ambassadeur à l’occasion du déjeuner "Femmes et francophonie"

Excellence, Mme Khempeng Pholsena, ministre auprès du premier ministre chargée de la mère et l’enfant,

Excellence, Mme Bougnong Boupha, Présidente de l’assemblée parlementaire francophone,

Mesdames, Monsieur, chers amis,

1/ Je suis heureux de vous accueillir pour ce déjeuner « femmes et francophonie ». Il a lieu aujourd’hui parce que le mois de mars est le mois de la francophonie et le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes, mais c’était un jour férié. Ce déjeuner fait aussi écho au 2ème forum mondial des femmes francophones qui s’est déroulé à Kinshasa les 3 et 4 mars, le premier ayant eu lieu en 2013 à Paris avec la participation de plusieurs d’entre vous, Mesdames. Malheureusement, cette année, c’était manifestement plus compliqué d’aller à Kinshasa où aucune Laotienne n’a pu se rendre.
Organiser ce déjeuner à Vientiane était plus simple et je suis heureux de vous voir si nombreuses, Laotiennes, Françaises mais aussi originaires d’autres pays pas tous membres de l’OIF car la francophonie, c’est d’abord un espace d’amitié et de débat.

2/ Femmes, francophonie et débat, cette trilogie n’est pas nouvelle. Deux siècles avant la création de la francophonie officielle, le 18ème siècle est, pour reprendre le titre d’un livre, celui de « l’Europe française au siècle des Lumières ». Ce qu’on appelle les Lumières, ce sont les idées de progrès, de droit au bonheur. Le mouvement touche toutes les élites cultivées d’Europe, et sa langue est le français. Femme de pouvoir, la grande Catherine de Russie correspond en français avec les philosophes, en particulier Voltaire.

Voltaire, Diderot, Rousseau, Montesquieu et leurs amis sont des agitateurs d’idées ; ils veulent discuter, convaincre. Pour cela, il faut des lieux de débat. Ce sont d’abord les cafés, ce sont surtout les salons où les grandes dames reçoivent artistes, savants et philosophes. Mais je n’en dirai pas plus, c’est le thème que M. Esat Peposi va évoquer avec vous dans quelques minutes.

3/ Femmes, francophonie, débat, café … gastronomie : la langue française est aussi celle de l’art culinaire et Rika, qui organise ce salon, l’a bien compris en étudiant à la fois la langue et l’art à Paris. Je la remercie sincèrement de faire ainsi honneur à la France, comme avant elle tant d’autres personnes venues du monde entier y apprendre mais aussi communiquer leur talent, leur créativité, leur générosité. L’espace francophone que vous partagez aujourd’hui, Mesdames, est un lieu de diversité et je vous remercie d’y apporter chacune votre originalité et votre personnalité.

4/ Enfin, je rappelle que la francophonie s’exerce à Vientiane comme dans le monde entier dans deux établissements d’enseignement et de culture : l’Institut français et le lycée Josué Hoffet. A l’Institut français, destiné principalement aux adultes, vous pouvez trouver toute une gamme de cours, y compris « Oh là là », formule souple pour celles et ceux qui préfèrent une conversation guidée par un professeur plutôt qu’un cours académique, parlez-en à vos amies
 !
Quant à Josué Hoffet, notre lycée scolarise principalement en langue française mais aussi en lao, en anglais et d’autres langues, 530 élèves dont 160 de nationalité laotienne, de la maternelle au baccalauréat, élèves chaque année plus nombreux. Ce lycée doit grandir pour pouvoir en accueillir davantage et continuer à soutenir dans ce pays la francophonie, y compris dans les classes bilingues. Je sais pouvoir compter sur la bonne volonté des plus hautes autorités pour permettre cette extension. C’est grâce à Josué Hoffet que nous pouvons accueillir aujourd’hui le professeur Esat Peposi, agrégé de lettres. Non content d’enseigner avec brio – il a notamment formé une « ambassadrice en herbe » l’an dernier – M. Peposi, que je remercie vivement de son concours, assure chaque premier mercredi du mois une conférence à l’Institut. Je suis fier de lui passer la parole.

Merci Mesdames de votre attention.

Dernière modification : 11/03/2014

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