La deuxième journée scientifique pour l’accès au traitement des épileptiques au Laos organisée par l’IFMT

La deuxième journée scientifique pour l’accès au traitement des épileptiques au Laos a été organisée le 27 Mai 2009, par l’Institut de la Francophonie pour la Médecine Tropicale (IFMT).

Cette journée a été marquée par la signature d’accord de financement entre l’IFMT et SANOFI AVENTIS. Cet accord a pour but de faciliter le programme « accès au traitement pour les patients épileptiques », programme développé par l’IFMT avec le concours de plusieurs partenaires institutionnels et ONG, et conduit par le Dr Hubert Barennes, Directeur de recherche à l’IFMT (www.ifmt.auf.org).

Les principales informations de la réunion ont soulevé le caractère guérissable de l’épilepsie, les expériences des médecins laotiens sur le traitement de l’épilepsie. L’IFMT a conduit de nombreuses recherches sur l’épilepsie depuis 2003. On estime à près de 50 000 personnes le nombre des épileptiques vivant au Laos. Près de 90% des patients n’ont pas accès à un traitement générant stigmatisation et forte mortalité chez les épileptiques

Les fausses idées sur l’épilepsie prédominent encore au Laos. La maladie est perçue comme liée à l’esprit, et transmise par la salive des animaux ou de personnes vivant avec l’épilepsie. Ces principales fausses idées, véhiculées dans la société, sont source de stigmatisation, de discrimination et ne permettent pas l’accès aux soins des épileptiques.

Pourtant un traitement simple, bon marché existe et est disponible au Laos tel le phenobarbital, médicament de première ligne recommandé. Sous réserve d’un contrôle médical régulier et d’une prise quotidienne de traitement, (ce qui est là souvent la principale difficulté) la plupart des malades voient leurs crises diminuer, voire pour certains s’arrêter. Le malade peut souvent reprendre une vie normale sous réserve de certaines précautions. Il doit éviter les facteurs déclenchant de crises (alcools, fatigue excessive, traumatisme etc..). Il doit veiller à éviter aussi certains risques telles que risques de chutes, noyades, accidents de la route, brûlures. Certains peuvent même après quelques années de traitement et après avis médical arrêter leur traitement. Sous traitement adéquat, les personnes vivant avec l’épilepsie peuvent mener une vie normale.

Que peut-on faire pour les patients vivant avec l’épilepsie au Laos ? Le projet qui se met en place est une réponse à cette question. Le projet se propose de rassembler les acteurs clés afin d’améliorer la capacité du personnel de santé dans la prise en charge de l’épilepsie et de rendre disponible les traitements antiépileptiques au Laos. Les acteurs de santé au Laos vont ainsi regrouper leurs expériences et coordonner leurs activités.

Ces activités reposent sur :

1) formation du personnel de santé,

2) développement de consultations médicales de prise en charge des épileptiques et de centres de référence,

3) information-éducation de la population,

4) accroître l’accessibilité aux traitement moderne.

L’implication de tous les partenaires, en particulier les autorités sanitaires du Ministère de la Santé, les médecins de Santé Publique, les associations de neurologistes, pédiatres, les médecins laotiens résidents et les médecins de familles, les ONG présentes au Laos, la Ligue internationale contre l’Epilepsie, les universités sont nécessaires pour développer la prise en charge des épileptiques au Laos.

Dernière modification : 01/08/2011

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