Le Professeur Francis Hallé présente son « Plaidoyer pour un arbre »

Lundi 11 juin 2012, le botaniste français Francis Hallé a dressé un fervent plaidoyer en faveur de la défense des arbres au cours d’une conférence à l’Institut français du Laos.

Le professeur Francis Hallé - JPEG
Biologiste et botaniste, Francis Hallé est un spécialiste de l’écologie des forêts tropicales, qui s’est notamment fait connaître grâce à ses travaux scientifiques sur l’architecture des plantes. Au printemps 2012, il a séjourné au Laos dans le cadre d’une mission scientifique à Khammouane, conduite par l’association « Opération Canopée » et visant à dresser l’inventaire des canopées et de la biodiversité des forêts laotiennes.

Au cours d’une conférence à l’Institut français du Laos le 11 juin, il a présenté de façon originale et ludique certaines des thèses défendues dans ses plus célèbres ouvrages, dont « Éloge de la plante » (Le Seuil, 1999), « Plaidoyer pour l’arbre » (Actes Sud, 2005) essai qui a obtenu le prix « Homme et botanique », ou encore « Du bon usage des arbres » (Actes Sud, 2011).

Parmi les nombreux faits scientifiques rapportés, Francis Hallé a ainsi rappelé que près de 70 000 espèces d’arbres ont à ce jour été recensées, dont les plus hauts spécimens atteignent 120 mètres de hauteur (les fameux « Redwoods », nom local des Séquoias de Californie), et les plus anciens vivent jusqu’à 3 000 ans, dépassant ainsi les records de longévité de toutes les espèces végétales.
Arbre de la forêt de Bokéo - JPEG
Le botaniste a également mis en valeur l’une des découvertes scientifiques les plus insolites des dernières années concernant la « surface » des arbres : selon ces recherches, si l’on pouvait déplier au sol toutes les composantes d’un seul arbre de 15-20 mètres de hauteur (des racines à la cime, en passant par chaque branche et chaque feuille), la surface totale ainsi recouverte dépasserait les 200 hectares, soit la taille de la principauté de Monaco.

Enfin, M. Francis Halle a fait part au public captivé des dernières découvertes scientifiques en matière de communication des plantes (phénomène rare pouvant advenir en cas d’attaque extérieure notamment), ou encore de séquençage du génome de certaines espèces végétales. Un grain de riz contiendrait ainsi près de 50 000 gènes, soit environ deux fois plus que l’homme.

Dernière modification : 13/06/2012

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