Les salons littéraires féminins au XVIIIème siècle, exposé de M. Esat Peposi

Les salons littéraires tenus par des femmes au XVIII e siècle

Introduction  : entrée, grâce à un tableau de C.G.Lemonnier (1812), dans un salon en 1755

Qu’est-ce qu’un salon littéraire ?

  • Un salon : un cercle formé d’ habitués de milieux sociaux très différents, qui se rendent dans un salon tenu par une femme à jour fixe.
  • Des femmes y dictent la loi et y fixent les règles du jeu.
  • Des femmes riches dotées d’intelligence et d’esprit mènent leur monde en portant une attention égale à l’ensemble et aux individus qui le composent.
  • La femme qui tient le salon agit comme un aimant et arrive à rendre harmonieux un lieu composé de gens très différents.
  • L’art de la conversation y est pratiqué : un art raffiné d’être ensemble.
  • Des sujets très divers sont abordés : une conversation stimulée par les idées des Lumières.

Le salon de Mme Geoffrin (1699-1777)  : la seule bourgeoise à tenir salon, dans un hôtel particulier de la rue saint-Honoré à Paris. Femme très riche qui rentre très tôt en contact de l’élite intellectuelle, grâce à Mme de Tencin, une salonnière très célèbre. Ambitieuse, peu instruite, elle aime les choses de l’esprit et crée vite son salon.. Deux fois par semaine, elle reçoit ; le lundi, les peintres Van Loo, Boucher, La Tour..., le mercredi les hommes de lettres et les philosophes : Marivaux, Grimm, Marmontel...

Le salon de Mme du Deffand (1697-1780) : marquise qui fut une brillante figure de la culture française ; le lundi, elle réunissait dans ses appartements situés au-dessus du couvent Saint-Joseph à Paris des intellectuels et des gens de tous milieux . Rongée par l’ennui,elle se plaignait constamment du plus grand malheur du genre humain, celui d’être...née. Observatrice, femme qui maîtrisait le langage dans toutes ses nuances, elle suscitait une forme de fascination chez ses invités. Dans son salon, c’est l’ironie et la légèreté qui triomphent. Actrice, elle savait se mettre en scène et voulait être admirée. Voltaire et d’Alembert étaient ses écrivains préférés... Attend d’être aveugle et âgée pour éprouver une passion pour le jeune écrivain Horace Walpole.

Conclusion :

  • Le salon a-t-il été le lieu de l’émancipation de la femme ?
  • La femme comme centre de la vie intellectuelle, une réalité du XVIIIe siècle.
  • Que reste-t-il de ces salons de nos jours ?

Dernière modification : 10/03/2014

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