Réception économique à la Résidence de France

A l’occasion du départ du chef d’antenne du service économique de l’ambassade, M. Émilien Roulot, une réception pour la promotion et le développement des échanges économiques entre la France et le Laos était organisée jeudi 27 février à la Résidence de France. Le vice-ministre du Plan et de l’investissement, S.E. M. Bounthavy Sisouphanthong était notamment présent, ainsi que de nombreux représentants de la communauté d’affaires française.

A cette occasion, l’Ambassadeur de France au Laos, M. Yves Carmona, a prononcé le discours suivant (English version available here).

"Excellence Monsieur le vice-ministre du Plan et de l’investissement,

Mesdames et Messieurs,

Nous saluons ce soir le départ vers de nouvelles aventures d’Émilien Roulot qui a fait vivre pendant deux ans, avec sa fidèle collaboratrice Sirisavan Phathaphone, le service économique de cette ambassade. Il a exercé ses fonctions sous le regard amical et vigilant de Jean-Jacques Guillaudeau, conseiller économique présent parmi nous ce soir, un homme de grande expérience, qui de Pnom Penh a su porter et, au besoin, défendre ce service.

C’est l’occasion pour nous tous, Laotiens et Français, de regarder avec fierté l’œuvre accomplie pendant les deux ans de séjour d’Émilien parmi nous. N’y voyez pas un propos de circonstance, les relations entre nos deux pays et en particulier leur dimension économique ont fait durant ces deux années de grands progrès.

En 2012 et 2013, en effet, deux Airbus A 320 sont venus s’ajouter aux deux qui venaient d’être acquis par Lao Airlines. 4 ATR 72 se sont ajoutés à la flotte de la compagnie aérienne et le dramatique accident de Paksé n’a pas remis en cause les qualités de cet avion dont le nombre dans la flotte de Lao Airlines va encore augmenter. Le plus grand barrage du Laos, Nan Theun 2 conçu et exploité par EDF, est entré en production. La BFL a méthodiquement élargi son réseau encore jeune mais déjà connu internationalement. La première usine d’Essilor au Laos sera inaugurée dans quelques jours à Savannakhet. L’ambassade et le secteur privé français ont convaincu les autorités laotiennes de co-organiser les rendez-vous de Vientiane fin novembre dernier, qui ont marqué le paysage vientianais. Et il faudrait aussi évoquer les nombreuses installations de petites entreprises dans les domaines les plus divers : hôtellerie, restauration, tourisme, informatique, artisanat, etc.

Faut-il le rappeler, la communauté d’affaires française est la plus nombreuse de toutes les nations de l’OCDE et constitue de ce fait le pilier de la chambre de commerce européenne, l’ECCIL dont je salue les progrès qui vont, grâce au soutien de l’Union européenne, s’amplifier au cours des prochaines années. Pendant ces deux années a été conduit méthodiquement un travail aux résultats moins visibles mais essentiel de veille macro-économique, d’information des acteurs, de suivi de la législation économique en concertation permanente avec le secteur privé et notamment les Conseillers du commerce extérieur de la France.

Enfin, nous avons vu naître avec le ministre des affaires étrangères M. Laurent Fabius la formalisation d’une « diplomatie économique » qui, bien évidemment, n’était pas étrangère à l’ensemble des acteurs de la France à l’étranger, mais qu’il est utile de structurer davantage. En parfaite harmonie avec les services du ministère de l’économie représentés par Émilien et Jean Jacques, nous avons pu lancer un « conseil économique » qui élargit le périmètre de concertation au sein de l’équipe France, associant les acteurs économiques mais aussi culturels et de coopération ainsi que de la recherche.

Les relations économiques franco-laotiennes sont ainsi portées par un élan que renforcent nos excellentes relations politiques, marquées durant ces deux années par les visites respectives de nos Présidents de la République dans les deux sens ainsi que par de nombreuses visites de ministres économiques. Avec un taux de croissance qui paraît durablement calé au-dessus de 8% par an, une grande abondance de ressources et la volonté du gouvernement d’accentuer l’ouverture économique, le courage politique de mener les réformes nécessaires en faveur d’une meilleure régulation et d’un état de droit, les entrepreneurs français sont plus que jamais intéressés par ce pays et prêts à y investir pour peu qu’un accueil favorable leur soit ménagé.

Faut-il le rappeler, un élément clé de cet accueil est la qualité du lycée français Josué Hoffet. C’est en effet parce qu’ils savent pouvoir y scolariser leurs enfants dans de bonnes conditions – 100% de reçus au baccalauréat, la plupart avec mention, ça se sait ! – que des acteurs économiques français choisissent Vientiane. C’est aussi pour les entreprises un vivier de qualité, dont les anciens élèves, excellents et excellentes francophones, après avoir poursuivi leurs études à l’Université, viennent améliorer la qualité des ressources humaines de ce pays. Puisse l’extension de Josué Hoffet se réaliser sans délai, comme l’ont déclaré nos deux chefs d’Etat dans leur communiqué conjoint du 22 octobre dernier.

Cher Émilien, votre action a été au cœur de ce moment d’histoire. Je sais combien vous avez aimé ce pays et combien vous y laisserez de regrets, mais je ne doute pas que dans vos prochaines fonctions vous sachiez, comme vous l’avez si bien fait ici, conjuguer une irréprochable compétence professionnelle et un goût des relations humaines, une curiosité pour ce qui vous entoure sans oublier la dimension artistique, qui font de vous la personnalité attachante que vos nombreux amis sont venus saluer ce soir."

Dernière modification : 28/02/2014

Haut de page