Santé

L’état général du système de santé au Laos est globalement insuffisant, voire très médiocre dans certaines provinces. En cas de nécessité, il est préférable de se rendre en Thaïlande pour subir une opération chirurgicale.

- Clinique Aek à Udon Thani – Tel : [+66] 42 34 10 33/ [+66] 42 34 25 55

- En cas d’urgence, contactez immédiatement le Centre médical de l’Ambassade de France (Vientiane) – Tel : [+856] (021) 21 41 50

1- Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

2- Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

- DENGUE : Le Laos connaît régulièrement des épidémies de dengue, notamment dans les provinces du Sud. Cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques, il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques). La dengue pouvant prendre un forme potentiellement grave, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre (la prise d’aspirine est déconseillée). D’autres maladies virales, également transmises par les piqûres de moustiques, peuvent parfois survenir.

Qu’est-ce que la dengue ?

La dengue est une maladie virale endémique des régions tropicales et sub-tropicales, transmise à l’homme par des moustiques du genre Aedes. Les épidémies surviennent généralement au cours de la saison des pluies en raison de la prolifération des populations de vecteurs.

Plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et territoires proches ont signalés depuis le début du mois de février 2015, un nombre anormalement élevé de cas de dengue (Malaisie : 25 000 cas, 62 décès ; Thaïlande : 3700 cas, 3 décès ; Vietnam : 5200 cas, 3 décès ; Singapour : environ 100 cas hebdomadaires, 1 décès).

A période équivalente, la mortalité liée à un syndrome de type dengue est également en augmentation dans ces différents pays. Les données actuellement disponibles doivent être interprétées en prenant en compte que ni les sérotypes ni les taux de confirmation ne sont connus. Néanmoins, la transmission des virus de la dengue a déjà été décrite en saison sèche avec une incidence variable en fonction des précipitations qui peuvent marquer la fin de cette période. Cette précocité de syndromes cliniques compatibles avec des infections par les virus de la dengue mime la situation de 2013 et doit donc être prise comme un signe d’alerte d’une circulation déjà active du virus qui peut s’accélérer en Asie du Sud-Est avec l’intensification des pluies au mois d’Avril.

Concernant le Laos, le niveau de transmission est faible à Vientiane et les données concernant les régions rapportent des cas suspects mais sans confirmation de laboratoire.

N’hésitez pas à consulter un médecin en cas de doute.

Source : Institut Pasteur du Laos

- PALUDISME (malaria) : maladie parasitaire également transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.

Classification : zone 3

- Encéphalite japonaise : Cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. Des cas humains ont été recensés dans les provinces du Nord du Vietnam. Ces cas peuvent être mortels ou engendrer des séquelles neurologiques graves. De ce fait, la vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire (à pratiquer dans un centre médical sur place). Dans le cadre d’un voyage touristique, il semble que les mesures physiques (vêtements longs, répulsifs…) soient une arme efficace.

3- Vaccinations

- Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite : La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est conseillée.

Une épidémie de poliomyélite s’est déclarée en novembre 2015 dans les provinces de Bolikhamsay et de Xaysomboune (provinces frontalières de Vientiane, centre du Laos). Le Premier ministre laotien a déclaré le 13 janvier 2016 l’état d’urgence sanitaire sur cette épidémie.Une campagne de vaccination est en cours.

Dans le cadre de cette campagne, il est important que tous les enfants de moins de 15 ans résidents au Laos puissent être couverts par cette vaccination supplémentaire (Supplementary Immunization Activities of oral polio vaccine) même s’ils ont déjà leur vaccin à jour.

Pour mémoire :

La poliomyélite est une maladie très contagieuse provoquée par un virus qui envahit le système nerveux et peut entraîner une paralysie totale en quelques heures. Le virus se propage d’une personne à une autre principalement par la voie fécale-orale ou moins fréquemment par le biais d’un véhicule commun (eau ou aliments contaminés, par exemple) et se multiplie dans l’intestin. La fièvre, l’asthénie, les céphalées, les vomissements, la raideur de la nuque et les douleurs dans les membres en sont les premiers symptômes.

Elle touche principalement les enfants de moins de 5 ans.

Non traitée la poliomyélite peut causer des paralysies et la mort. Il n’y a actuellement pas de remède. La prévention via la vaccination est la seule option.

En cas de doute n’hésitez pas à consulter un médecin.

- Autres vaccinations conseillées : (selon les conditions d’hygiène et la durée du séjour) : la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B.

Autres vaccinations : en cas de séjour en zone rurale, la vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire.

La rage est endémique dans toute l’Asie du Sud-est. La plus grande prudence vis-à-vis des animaux errants est recommandée, en ville comme en province. La prévention repose sur l’absence de contact avec des animaux suspects et la vaccination préventive. Une consultation médicale est impérative en cas de morsure. Dans tous les cas demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

4- Grippe

- GRIPPE A H1N1 : Selon les autorités sanitaires nationales, le nombre de cas de grippe A H1N1 au Laos s’élevait à près de 300 personnes en décembre 2009. En cas de symptômes de grippe (fièvre supérieure à 38,5°, maux de gorge et/ou de tête, toux), il est recommandé d’appeler le Centre médical de l’Ambassade de France ou le Bureau National de Coordination-NEIDCO (numéro d’appel d’urgence 166).
À usage curatif, les traitements antiviraux doivent être administrés dans les 48 heures après l’apparition des premiers symptômes pour réduire la durée et l’intensité des symptômes.

- GRIPPE AVIAIRE : Plusieurs cas de virus H5N1 ont été déclarés au Laos, entrainant la mort de quelques personnes. Il s’agit d’une maladie virale animale affectant les volailles, et exceptionnellement transmissible à l’homme. À ce jour, le Laos n’a déclaré aucune nouvelle affection de grippe aviaire sur son territoire. Il est néanmoins conseillé de prendre quelques précautions. La Direction générale de la Santé déconseille aux voyageurs d’être en contact avec des volailles et des oiseaux, notamment en évitant les zones d’élevages ou marchés à volatiles.

Recommandations générales d’hygiène pour se protéger des infections microbiennes :

  1. Éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs
  1. Se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec un soluté hydro-alcoolique. Le virus H5N1 se transmet par voie aérienne (voie respiratoire) soit par un contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, du matériel, des mains et vêtements sales). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus.
  1. En cas de fièvre sur place ou après le retour en France, il est conseillé de consulter un médecin.

5- Hygiène alimentaire

Il est fortement conseillé de ne boire que de l’eau en bouteilles capsulées. A défaut, il est indispensable de filtrer l’eau ou de la faire bouillir avant de la consommer.

Il est également recommandé de ne pas manger de poisson, viande et volaille crus.

6- VIH-SIDA

Prévalence faible du VIH-SIDA.
Les mesures de prévention classiques doivent être appliquées.

7- En cas d’accident

En cas d’accident ou de problème de santé grave, contacter le Centre médical de l’Ambassade de France à Vientiane.

Les soins lourds ne peuvent être assurés de manière satisfaisante sur l’ensemble du territoire. La situation est particulièrement préoccupante dans les régions éloignées de la capitale compte tenu de l’insuffisance des moyens de transports, notamment la nuit.

Il est préférable de se faire soigner en Thaïlande (clinique Aek à Udon Thani qui peut dépêcher une ambulance à la frontière).

Il n’existe pas de possibilité d’évacuation directe vers les villes voisines de Thaïlande par hélicoptère.

8- Contacts utiles

Établissements pouvant donner des soins de première urgence :
- Hôpital de l’Amitié : [+856] (021) 41 33 06
- Clinique internationale : [+856] (021) 21 40 22
- Hôpital Mahosot : [+856] (021) 21 40 18/19 ou service des urgences : [+856] (021) 21 40 25
- Hôpital Setthathirath [+856] (021) 41 37 20
- Hôpital Aek à Udon Thani (Thaïlande) pour les urgences : [+66] 42 34 25 55

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

- Le site du ministère de la Santé : http://social-sante.gouv.fr/
- Le site de l’Institut de veille sanitaire : http://www.invs.sante.fr
- Le site du Comité d’Informations Médicales : http://www.cimed.org/
- Le site de l’Organisation Mondiale de la Santé : http://www.who.int/fr/
- Le site de l’Institut Pasteur de Paris http://www.pasteur.fr/

Dernière modification : 22/04/2016

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